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Après une première année dans ses nouvelles fonctions, M. Napoleoni a accepté de nous parler de cette expérience et de son cheminement jusqu’à celle-ci, lors d’une entrevue.
(Crédit photo: Aréna du Rocket Inc.)

Fort de plusieurs années d’expérience dans le domaine de la narration et de la radiophonie, Claudio Napoleoni est devenu le tout premier annonceur-maison du Rocket de Laval, à l’été 2017. Plusieurs milliers de personnes avaient voté pour lui, à la suite de la présentation de son audition. Après une première année dans ses nouvelles fonctions, M. Napoleoni a accepté de nous parler de cette expérience et de son cheminement jusqu’à celle-ci, lors d’une entrevue.

Justin Gervais : Claudio, qu’est-ce qui vous a motivé à prendre part aux auditions pour devenir ‘’la voix’’ du Rocket?

Claudio Napoleoni : C’est la passion pour le sport. C’est aussi le fait que je vends ma voix depuis plusieurs années, c’est ma job de tous les jours. C’est ma carrière. Je suis narrateur voix hors-champ. Mon expérience m’a amené là! J’ai fait les Comètes de Laval, comme annonceur maison, qui est une équipe de soccer féminine semi-professionnelle de la  USLW. Ça m’a emmené à faire deux saisons du FC Montréal, qui était une équipe affiliée de l’Impact de Montréal. À partir de ce moment, j’ai décidé de tenter ma chance et de mettre mon nom dans le chapeau et de voir ce que ça allait donner.

JG : Suite à votre embauche avec le Rocket, comment vous et vos proches avez réagi à cette nouvelle?

CN : J’étais pas mal bouche bée! J’étais dans la piscine quand je l’ai appris. À ce moment, je n’étais pas certain si c’était un faux appel ou si c’était vraiment l’appel attendu. (Rire) Tout le monde est venu me voir et me disait : ‘’Tu as travaillé tellement fort pour que ça réussisse!’’ Quand j’ai su que c’était un concours et que les gens votaient, j’ai fait la rue Concorde au complet, des deux côtés de la rue, pour solliciter des votes des gens. Je me suis fait imprimer des cartons invitant les gens à voter pour moi. Je leur expliquais qui était le Rocket de Laval. La plupart des gens ne savaient même pas qui était l’équipe du Rocket, à ce moment. Donc, en plus de mettre ma candidature en évidence envers eux, j’ai pu faire connaître l’équipe.

JG : Comment vous sentiez-vous lorsque vous avez annoncé au match inaugural de l’équipe, à la Place Bell, devant une salle comble?

CN : J’étais comme un enfant dans un magasin de bonbons. C’était une bonne dose d’adrénaline! C’était important de pouvoir bien performer et livrer un bon spectacle. C’est une grosse roue qui tourne, je m’en suis aperçu aussi, en faisant les préparations avant ce match, tout ce qui était derrière, la réalisation et tout ce qui l’entoure. C’était ‘’wow!’’

JG : Est-ce qu’il y avait des noms de joueurs qui étaient plus difficiles à prononcer dans les premiers temps?

CN : Oui et non. On travaille souvent avec des phonétiques. J’ai pris l’habitude d’aller voir les responsables des équipes pour savoir qui sont les joueurs. Et évidemment, si un joueur porte un nom francophone, cela ne veut pas dire qu’il veut qu’on le mentionne en français. Il pourrait préférer qu’on le dise en anglais. C’est important pour moi de faire ça, d’aller du côté phonétique.

JG : Quel est votre plus beau souvenir de cette première saison avec le Rocket de Laval?

CN : Je dirais que c’est la camaraderie entre tous les gens de l’organisation, autant au marketing, aux ventes, à la réalisation, les arbitres hors-glace et les pigistes. Même les joueurs et les entraîneurs étaient super généreux de leur temps et leurs informations. C’est cela qui m’a marqué le plus. C’est mon plus beau souvenir de cette grosse ‘’machine’’ qui commençait.

JG : Quelle est votre routine avant le début d’un match du Rocket à la Place Bell?

CN : C’est d’apprendre les joueurs des deux équipes. Je sors aussi la nôtre, puisqu’il y a des joueurs qui changent, qui sont blessés ou remplacés. D’autres arrivent aussi de d’autres ligues. Je fais une révision des notes, afin de savoir ce qui est arrivé dans les matchs antérieurs. Il y a une série de réunions formelles et informelles avant chaque match, avec l’équipe marketing, avec les gens de la réalisation, ainsi que les arbitres hors-glace. Pendant les préparatifs, on apprend s’il y aura une inauguration quelconque ou un hommage à une personne. Je lis mon texte que je reçois, qui permet de m’informer de ce qui va se passer dans la soirée.

JG : En dehors de vos fonctions avec le Rocket, vous faites de la narration, notamment pour des publicités pour des compagnies importantes. Depuis combien d’années faites-vous cela?

CN : Cela fait plus de 20 ans que je fais cela. Je fais de la publicité, de la promotion, et des inaugurations de magasins. Tout ce qui est voix hors-champs. J’ai fait de la radio étudiante à l’école. Depuis que je suis petit que je voulais devenir annonceur à la radio. Je me pratiquais justement à faire des voix d’Optimus prime, le chef des autobots. Je savais que c’était cela que je voulais faire. Depuis 2014, je suis de retour là-dans à temps plein, et j’ai ouvert mon propre studio.

JG : En terminant, Claudio, avez-vous un conseil à donner aux étudiants en communication ou qui désirerait faire le même genre de travail que vous?

CN : Suis ta passion, suis ta façon d’être.  Les cours de dictions sont primordiaux, puisque l’on doit avoir un français ou anglais bien parler, sans ‘’mâcher’’ nos mots. Il y a des cours à prendre qui peuvent être bons, par exemple, des cours de théâtre, ou même faire de l’impro. Il faut avoir une bonne capacité à être créatif, puisque cela va paraitre dans ton travail. Je dirais de te donner cinq actions par semaine, qui feront en sorte de te mener à ton but. La job première, c’est de te vendre. Tu dois faire une bonne démo avec ce que tu es capable et à l’aise de faire. Il faut absolument que tu cognes aux bonnes portes pour  vendre le fait que tu es en vie, que tu existes et que ton ‘’produit’’, c’est toi! Il ne faut pas avoir peur de dire aux gens ce que l’on veut atteindre. Généralement, ils sont là pour t’aider. Ils veulent t’aider ou trouver une façon pour le faire. S’ils ne peuvent pas t’aider, s’ils en parlent à d’autres personnes, il y a quelqu’un quelque part qui est prêt, qui a les moyens et qui veut t’aider!