Xavier Simoneau vit un rêve!

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Mise à jour le: mai 22, 2017
(Crédit photo: Gracieuseté de Xavier Simoneau)

Texte par Olivier Maurice, Chroniqueur

SAINT-ANDRÉ-AVELLIN, QUÉBEC À l’approche du repêchage de la LHJMQ qui se tiendra en juin, un jeune espoir retient l’attention présentement. Il s’agit de l’Avellinois Xavier Simoneau. Celui-ci a accepté de se livrer dans une entrevue à un de nos chroniqueurs.

Depuis son très jeune âge, ce joueur ayant disputé sa dernière année avec l’Intrépide de Gatineau, a eu un parcours inspirant. Sa carrière a eu plusieurs rebondissements. Il a eu des hauts comme il a eu des bas, mais sa persévérance a fait de lui un homme respecté partout où il est passé.

Dans l’entretien qu’il a réservé à LeForumHockey.com, il nous parle avec fierté, avec passion et avec émotion de son début de carrière, de ce qui lui a permis de se tailler une place parmi les meilleures recrues et il nous glisse quelques petits mots sur sa famille qui le supporte tant. Nous vous souhaitons une agréable lecture.

LFH: Bonjour Xavier! Au cours des prochains jours, tu prendras part au repêchage de la LHJMQ. Comment te sens-tu présentement? As-tu des attentes envers toi-même?

X.S.: Depuis que nous sommes tous jeunes, tous les hockeyeurs rêvent à ce grand jour et rêvent surtout à se faire repêcher. Je suis excessivement excité pour cet événement et j’ai très hâte de vivre et de partager ce moment avec ma famille et mes amies! Je vais là-bas avec aucune attente, mais bien pour profiter de ce rêve.

LFH: Pour les gens qui ne savent pas ton style de joueur, pourrais-tu nous expliquer en quelques mots comment tu te décris sur une patinoire?

X.S.: Je suis un petit joueur qui aime la compétition. Je donne toujours mon 100% sur une patinoire. Avec mon petit gabarit, je me dois de travailler plus fort. C’est donc pour cette raison que je gagne la majorité de mes batailles 1 contre 1. D’ailleurs, je crois également que j’ai une excellente vision du jeu et une bonne vitesse d’exécution.

LFH: Depuis ton jeune âge, ta passion est le hockey. Sur les traces de quel joueur aimerais-tu suivre? Pourquoi?

X.S.: Je me vois surtout dans le corps de Johnny Gaudreau, un joueur rapide et une vision de jeu exceptionnelle. Je me vois dans son style de joueur dû à sa grandeur! C’est ma source de motivation, car dans le passé et même aujourd’hui, je me fais souvent dire que je suis trop petit pour être performant. Mais il ne faut pas oublier que Johnny Gaudreau est toujours premier sur la rondelle et il gagne 90% de ces batailles 1 contre 1!

LFH: Depuis le début de ta carrière, tu mentionnes qu’il est important de ne sauter aucune étape. Dirais-tu qu’atteindre la LHJMQ serait un immense pas vers ton rêve de jouer dans la LNH ou tu penses plutôt d’y aller un jour à la fois en sachant que rien n’est acquis?

X.S.: L’étape entre le midget et le junior est immense. Je me dois de franchir cette étape-là et de jouer plusieurs années dans le circuit Courteau avant de penser à la Ligue nationale de hockey. Il faut donc que j’y aille un jour à la fois avant de penser à la grande ligue.

LFH: Joey, ton frère, joue également au hockey. Quelle importance a-t-il au sein de ton cheminement?

X.S.: Joey a toujours été mon idole avec mon petit frère Jeffrey dans mon cheminement au hockey. Lorsque j’étais plus jeune, moi et Joey jouons au mini-hockey au sous-sol de chez mes grands-parents Loraine et Jean-Pierre. Nous fermions les lumières avant d’embarquer sur la «glace», disons-le ainsi. On nommait l’alignement partant comme si nous étions dans la LNH (rires). L’hiver, on allait jouer sur la patinoire dehors au terrain de Baseball à Saint-André-Avellin. On pouvait vraiment patiner de toute notre vitesse et se faire des jeux de passes. C’était un rêve pour moi et Joey de jouer ensemble dans une ligue. Cependant, nos âges ne nous le permettaient pas… Malgré cette épreuve, j’ai tenté ma chance au hockey midget AAA à 14 ans et mon frère aussi à 16 ans. Nous avions pu disputer quelques matchs hors-concours ensemble pendant le camp, c’était fou! Avec une grande déception, Joey s’est fait retrancher de l’équipe. Je ne te cacherai pas que j’avais vraiment de la peine. Une chose m’a marqué tout de même et m’a démontré que mon frère était fier de moi. En arrivant dans l’auto, il m’a regardé et m’a dit à quel point il était fier de son frère. Il m’a souhaité que j’aille une grande saison malgré son retranchement. Par la suite, avec son travail et avec son effort, il s’est fait rappeler par l’équipe pour venir jouer à Amos. Wow! Je vais toujours me souvenir de ce moment, nous étions dans la même chambre moi et lui. Il sortait toujours le dernier pour voir si le kid n’avait rien oublié (rires). Nous sommes sautés sur la patinoire  pour la première fois de notre vie pour un vrai match! C’était spectaculaire!

LFH: Bien évidemment, pour tout joueur, l’objectif est de se rendre aux rangs supérieurs (LNH, Europe, etc…). On ne se fera aucune cachette que pour un québécois, porter l’uniforme du Canadien de Montréal est un défi et un rêve précieux. Vois-tu cela comme une motivation et souhaiterais-tu un jour que l’organisation fasse appel à tes services?

X.S.: Comme indiqué auparavant, je me concentre plutôt de percer l’alignement d’une équipe junior. Toutefois, le Canadien est mon équipe d’enfance et de ma famille (sauf mon frère Joey). Donc, il est certain que ce serait effectivement une belle nouvelle de me faire repêcher par le Tricolore un jour.

LFH: Tu viens de l’Outaouais (Saint-André-Avellin). Si on oublie un petit moment le joueur que tu es, à quel point la fierté de représenter ta région a une place dans ton cœur? Ce n’est pas tout le monde qui a eu la chance de se rendre où tu es…

X.S.: Je suis et je porte fièrement dans mon cœur le village de Saint-André-Avellin  et de l’Outaouais! Je suis un jeune homme Avellinois et je vais toujours le rester. Les gens de mon village m’encouragent et me supportent à 100% dans mon rêve. J’en suis vraiment reconnaissant. C’est totalement différent de la ville, tout le monde se connaît, tout le monde se parle, tout le monde se respecte et tout le monde s’aide l’un envers l’autre! Bref, je serai toujours une jeune personne de l’Outaouais et rien ne va changer ce qui a été construit entre nous.

LFH: Merci Xavier d’avoir consacré un peu de ton temps pour l’entrevue. Bon succès dans la suite de ta carrière!

X.S.: Merci à vous! Ce fut un bonheur d’avoir pu répondre à vos questions pertinentes.

 

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